quinta-feira, novembro 02, 2006

Dia dos Mortos


(Maré vazia no tejo - Lisboa oriental)

Poème sur le désastre de Lisbonne

O malheureux mortels! ô terre déplorable!
O de tous les mortels assemblage effroyable!
D'inutiles douleurs éternel entretien!
Philosophes trompés qui criez: "Tout est bien"
Accourez, contemplez ces ruines affreuses
Ces débris, ces lambeaux, ces cendres malheureuses,
Ces femmes, ces enfants l'un sur l'autre entassés,
Sous ces marbres rompus ces membres dispersés;

Cent mille infortunés que la terre dévore,
Qui, sanglants, déchirés, et palpitants encore,
Enterrés sous leurs toits, terminent sans secours
Dans l'horreur des tourments leurs lamentables jours!
Aux cris demi-formés de leurs voix expirantes,
Au spectacle effrayant de leurs cendres fumantes,
Direz-vous: "C'est l'effet des éternelles lois
Qui d'un Dieu libre et bon nécessitent le choix"?

Direz-vous, en voyant cet amas de victimes:
"Dieu s'est vengé, leur mort est le prix de leurs crimes"?
Quel crime, quelle faute ont commis ces enfants
Sur le sein maternel écrasés et sanglants?
Lisbonne, qui n'est plus, eut-elle plus de vices
Que Londres, que Paris, plongés dans les délices?
Lisbonne est abîmée, et l'on danse à Paris.
..

(Voltaire, 1756)

3 comentários:

Anónimo disse...

On danse à Paris, comme on danse dans tout le monde chaque fois q'un enfant est mort.
Voltaire il le savait aussi, mais il na pas pu le dire.

Anónimo disse...

J'avais oublié ce poème.Fabuleux.
Bonne journée.
Le mauvais temps est revenu chez nous et cette fois l'hiver pointe le bout du nez!
Bisous à toute la famille.

O Bicho disse...

Ce soir, la pluie est arrivée, pour rester pendant quelques jours, chez nous au Portugal.

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